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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 15:49

Il y a plus de 2500 ans , Bouddha eut l'illumination au pied de l'arbre Bodhi à Buddha Gaya en Inde . Deux frères commerçants Tapussa et Bhallika , revenant de Yangoon , voyagèrent en Inde , acheminant avec eux 500 chariots de boeufs . Ils approchèrent Gaya . Au 49 ème jour après l'illumination de Bouddha , alors que ce dernier était assis sous l'arbre Ratayatana , savourant son émancipation depuis sept jours , les deux commerçants rencontrèrent le Bouddha et lui offrirent des gâteaux de miel .Ils lui rendirent révérence et adoptèrent la doctrine bouddhiste , le Dhamma . Bouddha donna aux deux hommes de sa main droite huit de ses cheveux .
Le bateau qui transportait les huit cheveux de Bouddha arriva sur les bancs Botataung de la rivière de Yangoon ; le roi Okkalapa avec ses officiers et la garde d'honneur de mille soldats se rendit sur les bancs de la rivière pour prendre possession de ses reliques . Il les plaça à l'endroit même où est dressée aujourd'hui la pagode Botataung . Comme marque de gratitude , le roi donna un cheveu à chacun des deux hommes . Le plus âgé sacra la relique et construisit une pagode à l'endroit même du site actuel . Les autres cheveux furent emmenés sur la colline Theinkothara , et la pagode de la célèbre Schwedagon fut réalisée .
Le 8 novembre 1943 , des bombes détruisirent entièrement la pagode ; des reliques furent découvertes sur le site et la pagode fut reconstruite et achevée en 1953 .
La nouvelle pagode a gardé le design originel et contrairement aux anciennes pagodes , elle n'est pas construite dans un corps solide mais possède une grande cavité interne dans laquelle les Birmans peuvent pénétrer .

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 08:15

Emue , j'otais doucement mes sandales
Pénètrais dans cette ancienne pagode
Aux parfums capiteux , envoûtants
Aux effluves de jasmin et d'encens
M'inclinais respectueusement devant Bouddha
Qui immense , impassible , trônait , l'air narquois
Je m'enfilais dans les sombres dédales
Frais et ventés . Quel calme ! My God !
Puis un bruit , un froissement , une présence
Il arriva tout près de moi , en silence
Prit ma main , et murmura : " Come ! Come ! "
M'entraînant dans l'obscurité
Amusée , intriguée , mutine
Je suivis sans hésiter cet homme
A la démarche souple , féline
Je ne voyais pas son visage
Juste une mince silhouette sans âge
Du traditionnel longy , enveloppée
Souvent , derrière lui , je trébuchais
Il me fit gravir des escaliers exigus
Pourtant interdits ; cela me plut !
A chaque pas , en riant , il me criait :
" Be careful ! " et continuait
Nous marchions prudemment
Il faisait sombre , presque noir
Suivions d'étroits , de longs couloirs
Montions encore , lentement
Des pierres , sous mes pieds ,
Traîtresses , se détachaient
La température s'élevait
De plusieurs degrés
Je me revoyais gamine
Quand , avec mon cousin
Nous explorions des bâtiments
Abandonnés , en ruines
Je trouvais cela follement drôle
Un peu comme s'enfuir de l'école
Insolite , charmant , grisant !
Une partie des marches s'effondra
Rapidement , vers le haut , il m'attira
C'est alors que je pris conscience
De la douceur de sa peau
Sa poigne vigoureuse
Sa force me surprirent
Comment était-il ? Laid ? Vieux ?
Un prince jeune et beau ?
Un dragon fabuleux ?
Un monstre sanguinaire ?
Ces idées me firent rire
J'étais d'une totale insouciance
Seule dans un endroit désert
Loin de tout avec un parfait inconnu
Je ne l'avais pas même entr'aperçu
Je n'éprouvais aucune peur ! Mystère !
Mille questions à mon esprit surgirent
J'étais folle sans aucun doute
Tant de fois on me l'avait hurlé
Aux oreilles , répèté , rabâché
Tout au long de ma route
De ma vie ! Des bagatelles !
L'aventure était si belle.....
Nous fîmes encore de nombreux détours
Nous nous élevions dans des tours
Puis ce fut le choc . Brusquement
La lumière m'éblouit , violemment
Le soleil dardait ses rayons
Brûlants et douloureux aiguillons
Je me hissais sur la terrasse
Sans doute étais-je un peu lasse ?
La chaleur implacable m'étourdit un peu
Un vent chaud mordait mon visage
Je repris mon souffle et vis le paysage
L'immense plaine de Bagan aux alentours
S'étendait , lascive , véritable roman d'amour
Magiques , superbes , intemporelles
Tremblantes silhouettes folles
Joyeux ludions , bougies , chandelles
Déformées par la chaleur montant du sol
Des milliers de pagodes semblaient danser
Au son d'une inaudible musique saccadée
Inquiètantes têtes de girolles
Perdus là , amusants petits trolls
Ondulante vision onirique
D'un univers fantômatique
Vestiges d'une civilisation disparue
Toute à ma contemplation , à mes rêveries
Dans mon dos , une voix : "Are you happy ?"
Je sursautais , étonnée , surprise
J'avais complètement oublié l'Inconnu !
Je me retournais et vis son visage
Apparition des plus exquises
Devant moi se dressait un jeune homme
Au regard empreint de douceur et de passion
Tout à la fois tendre et sauvage
Ses lèvres charnues , pulpeuse pomme
Dénotaient une grande sensualité
Son large sourire , une invite à la volupté
Emplie d'admiration , d'émotion
Je sus immédiatement
Que nous deviendrions amants
Près de moi , avec délicatesse
Il dévia doucement mes tresses
Avec une infinie pudeur
Remonta tendrement la bretelle
Qui glissait sur mon coeur
Le contact de cette main
A la fois timide et sensuelle
Me fit pousser un lèger gémissement
Comme une souffrance , une douleur
Croyant que le sol incandescent
Me brûlait , il s'agenouilla , déposa à terre
Sous mes pieds nus , son écharpe bleue
Je contemplais ses cheveux brillants
Epais , noirs , mouvants
Des vagues , sur l'océan
Sombres , les jours de colère
Soyeux , les jours radieux
Rapidement , il se redressa
Je le remerciais d'un timide sourire
Et me détournais vivement
Gênée par la pulsion qui montait en moi
Insoutenable et violent désir
Inexplicable et immense joie
Je regardais les stupa , la plaine
Avec difficulté , avec peine
Pour ne pas chanceler
Tant mon coeur
Battait fort
Cachant mon émoi
Je m'appuyais aux contreforts
Tentais de m'interesser aux alentours
Mais mes pensées étaient déjà ailleurs
Toutes à mon nouvel amour
Amusée par les nombreux pagodons
Innombrables clochetons
Emergeant d'une vaporeuse brume
Les montagnes à l'horizon
Coiffées d'une neigeuse écume
Le fleuve , long et luisant serpent
Déroulant ses méandres , inlassablement
A cet extraordinaire paysage
Se mêlait une étrange apparition
Envoûtante et magique vision
Aux parfums de jasmin
Aux effluves d'encens
Se dessinait un visage
Légère et tendre image
Pastel flou
Aux tons si doux
Plus rien existait
J'avais tout oublié
Seul règnait dans mon esprit
Ce jeune homme , cet inconnu
Il vînt près de moi
Prit doucement ma main
Entre ses doigts
Le temps s'était arrêté
J'avais vingt ans
J'étais dans une autre dimension
Celle où l'on ne se pose plus de questions
Je sus à ce moment-là
Que la Birmanie resterait longtemps
Gravée dans mon esprit
Et avec elle , lui aussi
...tout là-bas ....

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 15:23

LE STRAND HOTEL
Cet hôtel fut construit par John Darwood en 1901 et racheté par la suite par les très célèbres frères Sharkies , des Arméniens , qui en firent l'un des plus grands hôtels coloniaux d'Asie du Sud-Est avec le Raffles de Singapour , le Eastern and Oriental de Penang ( Malaisie ) et le Majestic Hôtel de Kolkata ; il est aujourd'hui le seul hôtel , héritage de cette époque nostalgique coloniale . Dès le début , cet hôtel fit l'unanimité des grands de ce monde : rois , princes.... et des célébrités du monde artistique ou littéraire .
Pendant près de 100 ans , les visiteurs venaient de l'étranger et débarquaient sur l'Irrawady , rivière juste en face de l'hôtel : George Orwell , Sir Peter Ustinov , Somerset Maughan , David Rockfeller , Sir Noel Coward , Rudyard Kipling etc...Aujourd'hui , les touristes qui , tout comme moi , ne peuvent se payer les chambres les plus chères du pays , peuvent toujours aller apprécier le calme et la beauté du lieu et siroter quelque chose au bar où les prix sont très abordables .
Impossibilité de prendre des photos à l'intérieur si l'on est pas client , et cette année , non plus à l'extérieur , des militaires gardaient l'entrée...

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 14:38

Il suffit de marcher dans la ville pour se laisser surprendre par de grandes allées ombragées remplies de larges maisons décorées dans le style unique des époques coloniales birmanes ; de larges bâtisses centenaires parsèment la cité fière de leur architecture magnifique et témoins d'un passé révolu . De nombreux bâtiments coloniaux ; l'isolation du pays après l'indépendance a permis la relative conservation du patrimoine colonial ; certaines bâtisses ont été restaurées de sorte à mettre en valeur leur beauté originelle : l'ambassade australienne , l'hôtel Strand , le bâtiment des autorités portuaires . Yangoon a un style inimitable ; ce fut la capitale de la Birmanie britannique pendant seulement 100 ans . Durant la période britannique coloniale , la réputation de Yangoon comme ville coloniale en fit la troisième ville la plus importante après Calcutta et Delhi ; les marchands venaient y édifier des édifices de plus en plus importants pour mettre en valeur leurs commerces . L'influence architecturale de l'époque victorienne et edwardienne firent beaucoup d'effet sur les artisans indiens qui très vite en adoptèrent le style . Le Strand Hôtel ( 1896 ) est sans doute le bâtiment le plus connu de l'époque colonialiste .
A l'époque coloniale la haute tour de justice fut construite en face du " Fytch Square ", actuel " Mahabandoola Garden . Bâtie avec la traditionnelle majesté ornementale de l'architecture victorienne , elle demeure une élégante relique des temps passés .

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 15:34

Selon la légende , le roi des Nats , Thinggyian , descend sur terre à cette occasion , sur sa monture ailée , apportant un pot d'eau pour purifier l'année à venir .
Il vient juger du bon comportement de chacun au cours de l'année écoulée .
Il dispose , pour cela d'un livre , couvert de feuilles d'or qui recense les noms des enfants sages , et d'un autre recueil , recouvert de peau de chien , où sont inscrits les noms des mauvais bougres .
Chacun verse de l'eau à son passage en signe de bénédiction . De même l'eau coule à flots au cours du festival , chacun souhaitant bénir son voisin Généralement le coup d'envoi est lancé par Bouddha ; la veille du festival de l'eau , enfants , parents , adolescents se réunissent dans leur quartier pour moudre le bois de santal avec de l'eau . L'eau parfumée recueillie est précieusement portée le lendemain par d'énormes groupes de personnes qui se rendent aux temples .
Tandis que les jeunes filles veillent au bon ordre du monastère , les jeunes hommes lavent méticuleusement les images de Bouddha avec l'eau de santal .
Les festivités sont dès lors lancées .
Le tout vire à une exubérante bataille d'eau dans tout le pays ; les routes se transforment en piscines les jeunes installent des tribunes et sillonnent les villes , musique à tue-tête .
Le festival est aussi un moment très attendu chez les jeunes filles et les jeunes hommes ; c'est à ce moment-là que ceux-ci dans les campagnes reculées déclarent leur flamme ou rencontrent l'âme soeur .
Beaucoup de jeunes hommes ne parlent que très rarement aux jeunes filles , si ce n'est à l'occasion de Thingyian .
A la fin du festival , la foule envahit les monastères et multiplie les offrandes afin de s'attirer les faveurs de Bouddha pour la nouvelle année qui débute .

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 14:27

Cette fête annonçant la Nouvelle Année est , dans une grande partie du Sud-Est Asiatique , et particulièrement en Birmanie , pays opprimé , un réel bonheur pour toute la population ; une occasion de danser , de s'amuser , de faire la fête mais sous la surveillance permanente de l'armée qui est là , partout prête à tirer au moindre incident ...
Les familles riches circulent dans de rutilants 4/4 , la musique techno à fond et vous arrosent copieusement lors de leur passage .
La foule est en liesse , même les plus âgés participent et sont ravis de bénir un " foreigner " ; ils le font discrètement , avec respect : quelques gouttes délicatement versées sur la main ou au creux du poignet .
Quant aux jeunes , ils brandissent de pleins seaux , des tuyaux d'arrosage , des lances à incendie....l'étranger est une victime de choix !!!
A cette fête qui a lieu en avril , s'ajoutent les toutes premières pluies de mousson !!! De l'eau partout ! J'ai donc adopté une tenue des plus simples , vêtements usagés et lègers plus les tongs ; tous mes papiers et APN dans plusieurs pochettes en plastique...je n'ai jamais pu faire plus de dix pas sans être trempée de la tête aux pieds...Les deux premiers jours c'est marrant mais au bout de cinq , six , voire sept jours  , cette année-les fêtes de Pâques tombaient au même moment-cela commencait à devenir pénible...mais c'est comme ça...et mieux vaut être trempée dans la rue que dégoulinante de sueur dans la chambre d'hôtel entre le ventilateur et la climatisation .
Thingyian met un terme à l'année qui sécoule et célèbre le commencement de la nouvelle année ; c'est le plus grand évènement de l'année !
J'affrontais donc courageusement la cohue , certaines familles , perchées sur les balcons attaquaient des immeubles , m'aspergeant d'eau glacée...là c'est beaucoup moins drôle ! et assez contre indiqué par plus de 40° à l'ombre , mais bon ! c'est comme ça ! J'arpentais les rues , arrosée de tous côtés ; ils s'en donnaient à coeur-joie les chenapans , j'étais une des rares étrangères à traîner en Birmanie à cette époque-là ; très peu de touristes , pour ainsi dire aucun...Proie de choix , les gamins , armés de pistolets à eau m'attendaient aux coins des immeubles , et hop un coup en pleine figure , ils repartaient ravis , en riant aux éclats charger leurs armes ; je regrette de ne pas avoir des photos de moi à ces moments là je devais être dans un chouette état !!!!
Le Water Festival avec musique techno a duré une journée entière , débutant vers 10 heure du matin jusqu'au couvre-feu : 22 h ; danser sous des trombes d'eau pendant douze heures non-stop , c'est à faire au moins une fois dans sa vie ; ambiance extrême , quelques jeunes ivres , mais très peu quand on sait que l'alcool gratuit coulait à volonté . Invitée par des amis j'ai appris que l'entrée était très chère pour les Birmans : les économies de toute une année....
Cette fête est aussi l'occasion pour les jeunes de se rencontrer , de s'inviter pour ensuite se marier . Il faut bien savoir qu'hors mariage , le vie sexuelle des Birmans est quasi inexistante ! S'embrasser , pour les touristes serait tolèré mais très mal vu ! C'est pratiquement comme ça dans tous les pays d'Asie du Sud-Est , encore plus sèvère au Cambodge où l'on risque la prison . Couvre-feu à 22 h , plus personnes dans les rues excepté les malheureux , les chiens et les rats ; j'ai vu très peu de chats ce qui explique l'affluence des rats . Cette année pendant une douzaine de jours , toutes les administrations étaient fermées : changer l'argent au black dans la rue ou dans les échoppes , trouver des timbres relevaient de l'exploit quant à téléphoner en France , une fortune : 3 à 10 dollars la minute ; tirer de l'argent avec sa carte un véritable parcours de combattant . Peu de transports , des horaires anarchiques .
Très bonne leçon pour l'Occidental habitué à ses petites manies ; surtout une bonne façon de plonger tête première dans l'univers asiatique !

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 14:28

Le thanakha est une pâte qui sert au maquillage , obtenue à partir de l'écorce broyée et parfumée de l'arbre thanakha : limonia acidissima .
La pâte est très utilisée dans tout le pays par les femmes , les enfants et même les hommes pour obtenir un teint clair et pour protèger la peau du soleil .
Originellement les arbres thanakas
poussaient en Thaïlande à Chiang Maï , dans les chaînes de montagnes himalayennes , au Punjab , Assam , au Bihar en Inde .
 En Birmanie les arbres thanakha les plus populaires viennent du district de Shwebo , de Pakkoku et de l'Etat Shan ; ils poussent facilement dans les endroits humides , sablonneux ; ces derniers produisent des écorces dures et minces , donnant de petites bûches durables et si parfumées qu'elles atteignent un bon prix sur le marché .
Il faut 3 à 10 ans à l'arbre pour qu'il atteigne sa taille minimale ; les produits de qualité proviennent d'arbres âgés d'environ 35 ans .
On obtient le thanakha en frottant l'écorce de la bûche sur une pierre plate et douce en y ajoutant quelques gouttes d'eau . Le thanakha est idéal pour faire face au climat birman . On trouve aujourd'hui des formes de thanakha toutes prêtes à l'emploi vendues dans de petites échoppes .
En Birmanie , le thanakha n'est pas seulement un produit de beauté mais aussi un médicament ; de nombreux médecins affirment qu'il enlève le mauvais sang , guérit la varicelle , l'empoisonnement , l'épilepsie et les fièvres saisonnières . On utilise ses feuilles pour guérir la malaria , pour nettoyer les lèpreux . Ses fruits , au goût amer , peuvent être mangés pour guérir des maladies graves ; il diminue l'acidité dans l'intestin humain ; il devient un antidote contre le poison et un tonique .
Ses racines sont bonnes pour les maladies de coeur et les maux d'estomac .
Jadis, le thanakha grandissait naturellement , désormais les plantations ont atteint des niveaux de productions commerciales .
Tous les matins les femmes se poudrent de thanakha , leur secret de beauté .
La tradition a ses origines il y a plus de 2000 ans comme le témoigneraient poèmes et versets de cette époque . On trouve dans le musée de la ville de Bago , la pierre qu'utilisait la princesse Datulakayar , fille du roi Bayintnaug ( XVème siècle ) comme un témoignage de la très ancienne tradition de porter du thanakha en Birmanie .
Ses propriétés sont connues depuis très longtemps puisque les Romains , les Grecs et les Phéniciens rapportaient par bateau de nombreuses marchandises orientales , dont du thanakha .
A cette époque il était très précieux et utilisé seulement par les femmes bourgeoises et les beautés aristocratiques comme Cléopâtre par exemple .
Le thanakha est un présent idéal pour honorer ou remercier quelqu'un .
De nos jours , il est moins utilisé en ville qu'à la campagne . Les maquillages modernes ont pris le dessus , sauf en milieu rural où il reste abordable et moins cher .

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 09:45

- Passe-moi ce crayon jaune !
- Mais , papa , tu vois bien qu'il est rouge !
- Tais-toi espèce d'imbécile ! Quand je te dis qu'il
  est jaune !
- Non , il est rouge !

Du haut de ses 10 ans , la gamine regardait son père droit dans les yeux et continuait à tenir tête . Il lui asséna une magistrale claque et sortit son ceinturon .

- Alors maintenant fais gaffe à ton matricule ; tu
  vas me dire que ce crayon est jaune , espèce de     
  folle ,   d'incapable , de bonne à rien ....sinon
  tu vas dérouiller !

L'enfant , réprimant ses larmes , sous une volée de coups , soutînt son idée jusqu'au bout ; la boucle du ceinturon lui frappa violemment la tempe ; elle ne criait ni ne pleurait : blindée depuis le plus jeune âge !
Elle encaissait sans broncher , ne disait rien ; le crayon était bel et bien rouge ! Aussi rouge que la haine qui , de jour en jour , croissait en elle...

Mais pourquoi ce drame ? cette comédie ?
Aujourd'hui encore , cinquante ans après , elle ne comprenait toujours pas le monde des adultes . 
A l'école , pendant les cours de gymnastique ou lors des visites médicales , les bonnes ( laissez-moi rire!!! ) soeurs , l'assistante sociale , voyant ses coups affichaient un sourire de connivence et ricanaient entre elles pendant que le docteur en profitait pour lui tripoter les seins naissants et le reste aussi...Ils en avaient rien à foutre de son angoisse , de sa terreur . D'ailleurs les soeurs , ces garces , ne l'avaient-elles pas poussée dans la piscine...et plus tard son père aussi !!! elle avait failli mourir , étouffée , noyée sous les rires de ces cons d'adultes !
Des monstres au-dessus des lois , les enfants aux abois !
Jamais plus elle ne s'était approchée d'une piscine....Ils en avaient rien à fiche de ce petit être en souffrance , digne représentant de l'enfance !
Désormais et depuis longtemps elle faisait partie du monde des adultes mais jamais elle ne pourrait tolèrer leur toute puissance : ce monde hypocrite , de mauvaise foi , lâche , fait de bassesse , de mensonges  ,de préjugés dans lequel la famille et la socièté se lèchent les fesses au détriment de la jeunesse .
Elle se souvient de toute sa vie , de celle de ses amies , des existences meurtries , brisées , beaucoup se taisent opprimées , terrorisées , mais ce n'est pas elle qui va la fermer .........

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 09:43

" Tout de suite , c'est l'extraordinaire atmosphère de religiosité dans laquelle semble baigner toute chose qui s'impose à vous . Accroché à sa foi comme un cavalier à sa monture , le Birman se déplace d'une célébration à l'autre , ordonnant tous les gestes et actes de son existence selon les préceptes de son maître Bouddha conduisant sa vie terrestre de façon à renaître dans une vie meilleure et atteindre , objectif suprême , le Nirvâna , c'est à dire la béatitude finale par le détachement définitif de toutes contingences humaines . "
     
                                                   Dominique LAPIERRE
Ce qui m'a le plus étonnée en Birmanie , c'est le chaleureux accueil de la population ,  la gentillesse et la douceur de ses habitants ; un peuple pourtant opprimé par le régime actuel .
 Les Birmans sont , toujours là , prêts à vous rendre service , vous guider ou vous inviter dans leur famille , sans ambiguïté aucune .
L'extrême beauté de ce pays aux paysages très variés : montagnes vertes recouvertes d'une épaisse jungle ; plaines arides semblables au désert ;
plages immenses et désertes ; l'Irrawady , ce large fleuve ,véritable serpent placide et sinueux....
et bien sûr , les innombrables pagodes , anciennes ou récentes , majestueuses dans leur habit d'or , disséminées un peu partout , dans les villes , dans les campagnes...
L'incroyable ferveur bouddhiste , une croyance de chaque instant , une parfaite et sereine dévotion , plus qu'une religion : un mode de vie .
L'immense pauvreté d'une grande partie de la population .
Sans oublier la chaleur torride qui écrase ce pays durant les mois d'avril et mai , juste avant la mousson .

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 14:16

On répand de l'eau fraîche sur les postes planétaires correspondant au jour de la naissance afin d'obtenir une vie paisible . La paix et le fraîcheur ont en commun le mot " aye " en birman . Ainsi , l'eau fraîche est utilisée pour éteindre symboliquement les foyers de la souffrance .





Des fleurs sont offertes sur les autels de Bouddha pour le remercier de son enseignement selon lequel , de la même façon que les fleurs se fanent , rien est permanent . C'est un aspect important de la philosophie bouddhiste qui aide le fidèle à faire face aux incertitudes de la vie avec calme et sérénité .

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" J'ai toujours préféré la folie des passions à la sagesse de

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" Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ." 

                                        Rabelais

" Les souffrances extrêmes ont les intuitions infaillibles de

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